Dur d’être enfant et handicapé au Burundi

Ils ne peuvent pas jouer avec les autres. En famille, on les dénigre. A l’école, les enfants vivant avec le handicap se cachent des regards méprisants et mènent une vie difficile. 

Infirme, monstre, inapte,…tels sont les différents qualificatifs que la société burundaise colle (à tort) aux enfants handicapés. 

Marginalisés, les enfants vivant avec un certain handicap sont discriminés. Découragés,  on leur fait croire qu’ils sont des «bon à rien ». La conséquence est que ces enfants finissent par se considérer eux aussi comme invalides et sombrent dans le désespoir.  

Cette stigmatisation s’ajoute  à la souffrance physique. Traités d’incapables, un bon nombre d’enfants handicapés restent cloîtrer dans l’arrière-cour et ne parviennent même pas d’aller à l’école, bien qu’ils soient mentalement sains. 

Et ceux qui sont admis dans les écoles sont confrontés au manque d’infrastructure adéquate à leur handicap. Ici, on parle par exemple des enfants qui ont un handicap physique des membres inférieurs qui doivent monter les escaliers. A l’école d’autres enfants ne veulent pas s’asseoir et/ou jouer avec infirmes.

On les traite de monstres. Des fois, certains enseignants, qui sont censés les aider dans leurs difficultés, sont pointés du doigt comme premiers à maltraitent ces enfants handicapés. «Je suis albinos. Mon acuité visuelle n’est pas bonne mais l’enseignant me met toujours au dernier banc pupitre », témoigne un enfant albinos. 

Pourtant, parmi eux, ils existent ceux qui parviennent à surmonter cette discrimination sociale et font des choses positivement remarquables. 

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